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La chanteuse Néli Koytchéva – une Bulgare connue et appréciée au Japon

Récital de la professeure de chant de Sonya Yontchéva au festival "Martenitsa"

dimanche, 8 mars 2026, 13:00

La chanteuse Néli Koytchéva – une Bulgare connue et appréciée au Japon

La chanteuse Néli Koytchéva – une Bulgare connue et appréciée au Japon

PHOTO : Ambassade de Bulgarie à Tokyo

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Le 1e mars, au parc Miyashita de Tokyo, l'ambassade de Bulgarie au Japon a organisé pour la quatrième fois un festival dédié à Baba (c’est-à-dire : mami) Marta, qui selon la tradition bulgare symbolise l'arrivée du printemps avec la promesse de santé, de renouveau et de fertilité.L'un des événements phares de cette édition du festival "Martenitsaétait le concert solo de la chanteuse d'opéra Néli Koytchéva.

La cantatrice est diplômée de l'École de musique de Plovdiv, puis de l'Académie de musique, de danse et des beaux-arts "Prof. Assen Diamandiev" avec une formation en chant classique. Elle est titulaire du grade master en pédagogie musicale et d’un Dmus/DMA. Sa carrière de pédagogue vocal démarre à l'École de musique, ensuite à l'Académie de Plovdiv et à l'Université "Paissii de Hilendar" dans la même ville. Nombre de ses élèves se produisent sur de prestigieuses scènes européennes et mondiales ; parmi eux, la remarquable Sonya Yontchéva.

PHOTO : Ambassade de Bulgarie à Tokyo

Néli Koytchéva s’est établie à Kobe, au Japon, en 2010. Elle a reçu une décoration de l'ambassadeur de Bulgarie à Tokyo pour sa contribution au rayonnement de la musique classique bulgare au Japon aux côtés d’artistes japonais. Koytchéva a remporté des prix à de concours musicaux japonais. Elle enseigne actuellement le chant à Belcanto master class de Tokyo et travaille en externe comme collaboratrice au théâtre "Ramo" de Kobe.

PHOTO : Ambassade de Bulgarie à Tokyo

Interviewée par Radio Bulgarie, Néli Koytchéva a révélé qu'elle participait pour la première fois au festival "Martenitsa", tellement estimé par le public. Dans son choix pour le récital, la cantatrice a tablé entièrement sur des morceaux de musique bulgare, comme ceux de la plume de compositeurs tels que Parachkev Hadjiev ou Guéorgui Zlatev-Tcherkin, ou bien des chansons très populaires comme "Une rose bulgare", "Tu es belle, ma forêt" ou "Eh, toi, nuage blanc". C'est un vrai plaisir pour elle de participer à un festival qui promeut la culture et les traditions bulgares au Japon, en particulier la tradition de tresser et d’arborer la martenitsa, inscrite sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l'humanité de l'UNESCO.

"En plus de l’opportunité de confectionner leur propre martenitsa, les visiteurs ont l'occasion d'écouter de la musique bulgare, d'assister à des danses traditionnelles et de déguster divers délices culinaires : banitsa, fromage blanc, vin bulgare, rakia, thé, confitures, miel, produits de rose et bien d'autres spécialités bulgares. Différents ateliers sont proposés. Ils peuvent  même apprendre à transcrire leur nom en caractères cyrilliques", explique Коytchéva.

PHOTO : Ambassade de Bulgarie à Tokyo

Le parcours pédagogique de Néli Koytchéva est particulièrement impressionnant.

Après leur promotion, ses disciples poursuivent leurs études à Vienne, Bruxelles, Dublin, en Amérique… Ayant exercé pendant 15 ans le professorat en Bulgarie, par un concours de circonstances elle a atterri au Japon sans même parler le japonais. Durant les deux premières années, elle a chanté dans un ensemble. Progressivement, des élèves désireux de maîtriser la technique du bel canto classique ont commencé à la solliciter. En 2016, elle a remporté un concours à Tokyo et a été invitée à enseigner au master class "Belcanto", où elle s’emploie de parfaire les performances vocales et l'interprétation de chanteurs d'opéra.

PHOTO : Facebook / Néli Koytchéva

Vivre au Japon, c’est un challenge.

"C'était difficile au début, mais à force de persévérer, on finit par apprendre la langue et on s’affirme dans son travail. Vous m'avez demandé dans quelle langue j'enseigne : désormais exclusivement en japonais. Avant, les cours se déroulaient principalement en anglais, un peu en italien, mais maintenant je me sens encore plus à l'aise quand j’enseigne entièrement en japonais. Aussitôt que je suis venue ici, j'étais captivée par la beauté du pays : tout est magnifique au Japon : l'architecture, les jardins, où que l'on regarde, où que l'on aille, tout est d'une qualité exceptionnelle. Une vraie merveille, tout y est d’une propreté irréprochable, l’ordre règne, chacun se sent obligé d’en prendre soin, alors on s'y habitue petit à petit. Personnellement, j'apprécie beaucoup la solidarité des Japonais. Le fait que tout est organisé, préparé bien à l'avance et réalisé à la perfection."

PHOTO : Ambassade de Bulgarie à Tokyo

Et qu'est-ce qui rend la Bulgarie intéressante pour les Japonais ?

"L’attitude à l’égard de la Bulgarie et la société bulgare est très bienveillante, voire amicale. Nous sommes très bien reçus. La musique bulgare est très populaire, tout comme les danses bulgares. Beaucoup de Japonais souhaitent apprendre à les danser. Même à Kobe, certains Japonais pratiquent des danses bulgares et j'ai participé avec eux à quelques festivals. Á part ça, le yaourt bulgare est un produit très populaire ici. On l’apprécie énormément ; on en trouve dans tous les supermarchés et sur les stands alimentaires c’est lui qui est le plus vite épuisé. Tout le monde l’adore. Les sumotoris bulgares sont également très populaires, tout le monde les connaît, tout le monde suit leurs combats et les applaudit."

PHOTO : Ambassade de Bulgarie à Tokyo

Au moment de nous quitter, Néli Koytchéva, une Bulgare qui a réussi au Japon, souhaite à tous les Bulgares "la santé, qu’ils soient blancs et rouges comme les couleurs de la martenitsa et que chacun réalise ses rêves".

Édition : Tsvétana Tontchéva

Version française : Ivan Batalov