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Solitude ou célibat choisi ?

67 % des hommes bulgares de moins de 35 ans ne vivent pas en couple

67 % des hommes bulgares de moins de 35 ans ne vivent pas en couple

67 % des hommes bulgares de moins de 35 ans ne vivent pas en couple

PHOTO : Freepik.com

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En Bulgarie, la population masculine présente le pourcentage le plus élevé de personnes vivant chez leurs parents, alerte Stéfan Stanev, assurant le mentorat dans une académie pour hommes célibataires, lors d’une interview pour le podcast "YouTube : Spécial".

Le sujet de notre échange porte sur l'isolement de certains jeunes hommes dans notre pays, qui manquent d'amis proches, qui ont des difficultés à communiquer avec les femmes, ainsi que sur la popularité des sites de rencontre, qui constituent une échappatoire à la réalité et entraînent une perte de compétences sociales. Selon Stanev, les statistiques révèlent que 67 % des hommes âgés de 25 à 35 ans sont célibataires, et que 35 % d'entre eux n'ont pas eu de rendez-vous galant au cours de l'année écoulée.

PHOTO : Facebook/ Stéfan Stanev

Cette tendance est mondiale, sauf qu’en Bulgarie, la situation est plus préoccupante en raison du fort pourcentage de jeunes hommes qui cohabitent avec leurs parents. À titre de comparaison, l'expert souligne que seulement 35 % des jeunes femmes se trouvent dans cette situation. Il ajoute qu'en 2005, à peine 3 % des hommes déclaraient ne pas avoir d'ami proche, contre 18 % actuellement.

Notre interlocuteur explique que les hommes privilégient le confort de leur foyer aux interactions sociales, ce qui explique leur manque d'amis et de loisirs. Ces gens-là se focalisent sur le travail et le fitness, mais en revanche évitent les contacts directs. "C’est ardu pour eux de se faire des amis car ils préfèrent rester chez eux, devant leur ordinateur, plutôt que de sortir, d'affronter leurs peurs, leur anxiété naturelle, leurs traumatismes et autres démons, et gagner à ce prix des compétences relationnelles", constate Stanev.

PHOTO : freepik.com

Il prévient quau-delà de se booster par Internet qui fournit de la dopamine pas chère, il n’y a qu’une solution car on se socialise uniquement en direct, en communication vivante, dont la réplique en ligne n’est qu’un simulacre. 

Édition : Tsvétana Tonchéva

Version française : Ivan Batalov