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Des implants cérébraux pour détecter des émotions et identifier des personnes
jeudi 9 juillet 2026 13:30
jeudi, 9 juillet 2026, 13:30
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Reconnaître les émotions humaines et identifier des personnes grâce aux mouvements des yeux : tel est le projet auquel travaillent des chercheurs de l’Institut de technologies informatiques et de communication de l’Académie bulgare des Sciences. Un des membres de l’équipe est le jeune chercheur Téodor Vakarelski qui a été inspiré il y a cinq ans par une conférence sur le sujet par son directeur de thèse le professeur Kiril Andréev :
PHOTO : archives personnelles
Quelle information peuvent nous donner les mouvements des yeux : telle était la première question que nous nous sommes posée, se souvient Téodor Vakarelski. Dans notre laboratoire nous avons placé sur des gens des caméras à haute fréquence de 1000 Hz qui font 1000 photos par seconde à très haute résolution et qui fonctionnent dans le spectre infrarouge. Grâce à leur précision extrêmement élevée nous pouvons enregistrer et analyser même les mouvements les plus infimes de l’œil.
Pendant les expériences les volontaires devaient fixer leur regard sur un point déterminé. Et bien qu’il semblait que leurs yeux ne bougeaient pas, il s’est avéré qu’ils faisaient trois sortes de mouvements dont l’un pouvait faire l’objet d’analyses à des fins d’identification. Selon Téodor Vakarelski cette méthode est bien plus sûre que les empreintes digitales ou la signature qui pourraient être contrefaites.
Cette activité de recherche fait partie du projet européen VIBraTE du maître de conférences Dimitar Prodanov qui a pour objectif principal de développer et améliorer des implants cérébraux.
Téodor Vakarelski
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Cela permet d’élaborer un système cérébro-informatique qui examine l’interaction homme-machine, explique Téodor Vakarelski dans un entretien à la chaîne culture de la RNB. Un des modules du projet sont les systèmes non invasifs qui n’imposent aucune limitation à la personne et il n’est pas nécessaire de placer un implant cérébral pour obtenir l’information. Cela peut se faire en la scannant à distance.
A cette fin le premier laboratoire de tests d’implants cérébraux a été mis en place à l’institut qui peut simuler le pouls, la respiration, divers mouvements et étudier la relation entre le cerveau et l’implant. "Notre but est de créer un modèle possédant de meilleures caractéristiques que les implants cérébraux actuels qui cachent de nombreux dangers et imperfections", explique le chercheur.
L’équipe de recherche interdisciplinaire espère parvenir à un résultat définitif d’ici la fin de 2027, à savoir un modèle sur le marché international qui améliore l’état actuel de la technologie et peut être utilisé dans la pratique.
PHOTO : archives personnelles
Les implants cérébraux pourraient avoir un effet bénéfique sur beaucoup de maladies, déclare Téodor Vakarelski. Certains modèles sont liés au diagnostic, d’autres à l’amélioration de l’état de santé, mais à ce stade leurs principales applications sont dans les cas de paralysie, quand le cerveau fonctionne normalement mais un nerf est rompu dans la moelle épinière suite à un accident ou pour une autre raison. En fait l’implant cérébral permet de collecter l’information et l’envoyer pour analyse à l’intelligence artificielle. Ensuite on peut déplacer un curseur sur un écran d’ordinateur ou même mettre en marche un exosquelette ou une chaise roulante, donc la personne paralysée redevient mobile.
Selon le chercheur l’implant cérébral permet d’anticiper les crises d’épilepsie et si par exemple on conduit, il faut arrêter la voiture et s’allonger. La dépression clinique peut également être influencée par les stimulations électriques, sans effet de dépendance comme pour la plupart des médicaments.
Édition : Diana Tsankova, sur un entretien d’Annie Kostova de la chaîne culture de la RNB
Version française : Christo Popov
Chargé de publication : Christo Popov