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L'État va tester l'intégrité des fonctionnaires

L'État va tester l'intégrité des fonctionnaires

PHOTO : BTA

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Le Parlement a adopté des amendements à la Loi sur la fonction publique, introduisant des "tests d'intégrité" pour les fonctionnaires occupant des postes à fort risque de corruption. Il s’agit de postes liés aux marchés publics et aux concessions, à la gestion des fonds publics et des biens de l'État, ainsi qu'aux procédures de naturalisation et de droit de séjour pour les ressortissants étrangers, rapporte le journaliste Daniel Inkov. La validité des résultats d'un test d'intégrité réussi sera de trois ans. Les fonctionnaires occupant déjà ces postes lors de l'entrée en vigueur de la loi ne seront pas tenus de s’y soumettre. Tant que les moyens techniques nécessaires ne seront pas mis en place, aucun test ne sera effectué, mais cela devra être fait au plus tard le 1er décembre 2026. Il est prévu également que les fonctionnaires puissent travailler en distanciel deux jours par semaine.

Le test a suscité des débats houleux au parlement. Selon Velislav Velitchkov de "Poursuivons le changement", il demeure " une grande énigme" et personne dans l'hémicycle ne sait en quoi il consistera, rapporte l'agence BTA. Toma Bikov (GERB-UFD) a estimé pour sa part que cette loi est adoptée afin d'obtenir 300 millions d'euros au titre du Plan de relance et de résilience. "Ne prétextez pas qu'il s'agit d'une lutte contre la corruption, on ne lutte pas contre la corruption de cette manière", a-t-il déclaré, cité par la BTA.

Édition : Migléna Ivanova

Version française : Maria Stoéva

Chargé de publication : Maria Stoeva